Après les purges, l’Algérie tourne au ralenti

samedi 7 septembre 2019
par  SUD Éduc

Rentrée plus tendue que jamais en Algérie. Au blocage politique opposant le mouvement populaire à l’armée s’ajoute désormais une longue liste de difficultés qui inquiètent institutions et investisseurs étrangers, et pourraient changer le visage de la contestation.

Excédés par l’incurie des services de l’Etat, la hausse du chômage, les coupures d’eau à répétition alors que des incendies brûlaient les forêts du nord du pays, les Algériens ont renoué, en août, avec les actions radicales de protestation en coupant routes et autoroutes. Vendredi 6 septembre, de nouvelles manifestations devaient se dérouler dans tout le pays après que le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, a annoncé, lundi, son intention de convoquer une élection présidentielle avant la fin de l’année dans des conditions aujourd’hui rejetées par la rue et l’opposition.