La dernière dictature militaire argentine (1976-1983) : La conception du terrorisme d’État

samedi 12 janvier 2019
par  SUD Éduc

"Le début du siècle est inauguré par une batterie de lois destinées à discipliner la société. Ont été adoptées : en 1901 la loi 4.031 sur le service militaire obligatoire, pour « civiliser » la population masculine ; en 1902 la loi 4.144 sur la résidence, pour expulser les étrangers « dissolus » ; et en 1910 la loi 7.029 sur la défense sociale, qui interdisait les associations et/ou les réunions de propagande anarchistes et considérait le retour des expulsés comme un délit.

Progressivement, s’est installé, au fil des interventions militaires, un climat social de forte tolérance envers le traitement de « l’autre » au moyen de méthodes répressives."
Pour en savoir davantage suivre le lien

Par comparaison, voici quelques chiffres en France, lors des événements récents, donnés entre autres par "le figaro" .

Selon un bilan arrêté au 7 janvier dernier, 6475 femmes et hommes ont déjà été interpellés du 17 novembre au 7 janvier. Soit deux fois plus qu’à l’issue des trois semaines d’émeutes qui avaient secoué la France en novembre 2005. Des villes comme Bordeaux, un des épicentres de la colère jaune, où s’est rendu jeudi le secrétaire d’État à la Sécurité intérieure, Laurent Nuñez, mais aussi Lille, Lyon, Nantes, Rennes ou Toulouse, connues comme pour leurs foyers contestataires, vont faire l’objet d’une surveillance particulière.152 mandats de dépôt ont été émis depuis le début du mouvement des gilets jaunes, et 1 234 procédures classées sans suite.

Les chiffres témoignent de la nature inédite du mouvement des gilets jaunes. 5 339 personnes ont été placées en garde à vue entre le premier acte, le 17 novembre dernier, et dimanche matin, lendemain du huitième acte, selon les chiffres du ministère de la Justice transmis à L’Express.
Ces interpellations ont donné lieu à 815 jugements en comparution immédiate et à 152 mandats de dépôt, soit des incarcérations immédiates à l’issue d’une audience. 
Invité lundi soir du JT de 20 heures de TF1 pour annoncer des mesures "d’ordre public" après les nouvelles violences commises lors des mobilisations du week-end, le Premier ministre Édouard Philippe a évoqué "environ 6 500 personnes" placées en garde à vue "et plus de 1 000 condamnations" depuis le 17 novembre. À Paris, précise le ministère de la Justice, 1967 interpellations ont été réalisées, un chiffre qui comprend les dernières manifestations, et 245 passages en comparution immédiates ont eu lieu. 

Plus de 1 200 classements sans suite

En région, 570 personnes sont passées en comparution immédiate et 123 mandats de dépôt ont été décidés. Le chiffre des procédures classées sans suite témoigne d’une différence entre la capitale et les régions : toujours selon le ministère de la Justice, 798 dossiers ont été classés sans suite à Paris, soit 49 % des procédures, contre 436 en région, c’est-à-dire 11,7 %. 

Pour les autres, les situations divergent : en province, 519 personnes ont reçu une convocation par un officier de police judiciaire et 372 une convocation par procès-verbal. 216 comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité ont été recensées, ainsi que 171 procédures devant le juge des enfants. 639 mesures alternatives ont également été décidées, détaille le ministère de la Justice. Jeudi, RTL, citant le ministère de la Justice, faisait état de 216 personnes incarcérées entre le 17 novembre et le 17 décembre. 

Acte IX 22 manifestants et 2 policiers blessés, 149 interpellations rien qu’à Paris dont certaines préventives. Les chaînes de télévision publiques estiment que "tout s’est bien passé". (Libération)